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02.09.2011

Coup de gueule

Cela fait longtemps que je le sais: j'ai un métier peu populaire. Parfois j'en ris (jaune), puis à d'autres moments... je grogne! Parce que, non de nom, entre les parents jamais contents qui vous demandent avec des larmes dans la voix pourquoi vous avez buzé petite chérie / loulou parfait alors que "il avait pourtant fait des efforts la dernière semaine", les bâtiments et les conditions de travail où même le moins syndicaliste et revendicateur des employés ne tiendrait pas une semaine et les élèves eux-mêmes, qui s'empressent de jeter à la poubelle (littéralement) les perles de savoir que vous avez passé des heures à concocter, y a déjà de quoi faire perdre patience à un saint. Mais à présent, non contents de tirer de tous les côtés, "ils" viennent en plus d'engager des tueurs à gages, histoire d'être sûrs de définitivement éliminer cette sale engeance. Qui, "ils"? Dans le désordre, la Communauté Française, les comités de parents... notre ministre?

Pour illustrer mon propos, je vais vous raconter l'histoire (fictive) d'un élève (fictif). Toute ressemblance avec un (ou plusieurs) élève(s) existant n'est pas fortuite... Cet élève, je vais l'appeler Aredjî... il se reconnaîtra bien!

Aredjî vient d'arriver en première année du secondaire. Grisé de liberté nouvelle et d'hormones, il se laisse paisiblement aller, goûte aux multiples plaisirs de la vie de "grand", en gros, il déconne un peu. Arrive la fin de l'année... Aredjî échoue lamentablement. C'était prévu: après avoir (un peu) travaillé pendant une ou deux semaines, il s'est complètement endormi, malgré les notes alarmantes de ses professeurs dans le journal de classe (non signé), les tentatives de joindre les parents, les prises de rendez-vous aux réunions (où les parents d'Aredjî, qui sont occupés avec un vrai métier, eux, nous ont posé un lapin fracassant), les tentatives de contrats avec Aredjî lui-même... ah mais c'est vrai, zut alors, les contrats, on ne peut plus, ça n'a pas de valeur, qu'y disent! Et on ne peut pas impliquer les parents non plus, puisque ce n'est pas de leur faute... (est-ce une raison pour se déresponsabiliser et tout nous f*** sur la gu***, c'est une autre question!). Aredjî a signé le contrat, mais il s'en fout, puisque "ça ne compte pas"...

Bref, le jour arrive où le verdict tombe: Aredjî est refusé en 1ère session. Il a 9 échecs (sur 10 cours - la prof de morale a eu pitié en dernière minute), on a peur de lui pourrir son été pour rien. Pourtant, on nous a bien prévenus: Aredjî n'a que 3 ans max pour faire ses deux premières années du secondaire. S'il rate une deuxième fois (sa deuxième, par exemple), il est automatiquement envoyé dans la filière professionnelle s'il a l'âge requis, et si ce n'est pas le cas, IL EST AUTOMATIQUEMENT DIRIGE VERS LA 3E GENERALE!!!!!

On ne le dit pas aux élèves... mais pour ceux qui le savent et qui n'ont pas envie de faire l'effort, voilà la réalité de terrain: un type tellement largué (ou avec une touffe de poils tenaces dans les deux mains) qu'il rate deux fois dans le degré inférieur risque de se retrouver en 3è, même s'il rate tous ses examens de deuxième. Bref, quand on n'aime au départ déjà pas l'école, à quoi bon se décarcasser, puisqu'on passe de toute façon???

Mais nous n'en sommes pas encore là: pour l'instant, Aredjî vient d'avoir ses résultats de fin de 1è (pour rappel: refusé). Sa mère peste, demande (et obtient) un recours. Son argument: "on" ne l'a pas aidé à réussir puisqu'il n'est pas allé en remédiation en math ni en français. Certes... ces deux professeurs ont préféré donner leur aide aux élèves demandeurs, en difficulté mais de bonne volonté, plutôt qu'à des gars comme Aredjî, qui viennent de toute façon en classe pour draguer, racketter, dealer, et de toute façon pour f*** la m***. Choix logique? Non, grave erreur de tactique! Le recours est obtenu, Aredjî passe ses examens, et comme il n'est pas bête et que ses parents ont du pognon (merci les profs particuliers!), il réussit et arrive en deuxième. Il est plus grand, plus con, plus arrogant encore, et encore plus appuyé par ses parents, puisque "s'il a réussi avec ses profs particuliers, c'est qu'il y a un problème avec ceux de l'école"... (je ne commenterai même pas là-dessus: c'est clair qu'entre les deux situations [une classe surchargée de gosses qui s'en fichent ou un gosse seul face au prof avec derrière les parents qui ont douillé 40 euros de l'heure] il n'y a aucune différence!).

Aredjî devient d'ailleurs tellement néfaste, pour lui-même, pour les autres, pour ses profs, qu'on commence à penser à l'écarter un moment. Mais pour cela, il faut constituer un dossier! Et quel dossier!!! DSK lui-même n'a pas droit à ça! Je pense que la seule manière de définitivement virer un élève (et encore, même pas sûre...) est qu'il tue un prof (ah non, ça, ça va, on lui trouvera tjs des excuses!) - non, ses camarades avec une tronçonneuse. Donc on essaie de négocier. Mais vous avez déjà essayé de négocier, raisonner, discuter avec un gosse qui n'en a rien à faire, qui se fout ouvertement de votre poire et qui se sent fort avec l'appui de ses parents, de l'inspection, voire des ministres? C'est pas gagné!

Avant, il y avait la possibilité du contrat de comportement. L'idée n'était pas de prévoir des armes à utiliser contre le gamin, mais de le responsabiliser face à la partie problèmatique de son comportement. Mais apparemment, ça ne va pas, on ne peut plus. On ne peut plus non plus être considéré comme "mofleur" en série. Donc si on a trop d'élèves qui ratent, faut abaisser nos exigences. S'ils sont en difficultés, dit la miniss', faut remédier. Propose-t-elle des moyens supplémentaires? Que nenni! Donc si vous êtes un prof de math de 4è secondaire, ce n'est pas 25 mais parfois 35 gusses que vous avez devant vous... et s'ils ont décidé de collectivement ne pas étudier pour votre test parce que, franchement, Madame, hier c'était la soirée FaceBook, donc votre test de math, on avait autre chose à faire, vous n'avez RIEN A DIRE. Parce que les miniss' le savent: si toute la classe rate, c'est de TA FAUTE, MAUVAIS PROF!

Aujourd'hui, j'entendais encore "faudrait plus de contrôle des profs"... Si j'étais caricaturiste, je nous représenterais les pieds et les poings liés (ensemble), en train de sautiller la craie en bouche pour atteindre un tableau hors de portée, pendant que les élèves ricanent devant leur i-phone en buvant des bières...

Et pourtant, je suis la première à dire qu'il y en a, des mauvais profs, des gens qui ne se remettent pas en question, qui ne s'adaptent pas au niveau de leurs élèves, qui, en bref, ne font pas leur  boulot. Mais pour un comme ça, j'en connais 40 qui aiment leur métier, et qui en crèvent, de plus en plus, de devoir se battre contre vents et marées pour essayer de vivre leur vocation.

Je ne connais que très peu des problèmes cités plus haut. Mes élèves à moi sont chouettes. Je suis bien dans mon boulot. Mais je vois, moi aussi, que les exigences diminuent, inversément proportionnelles à l'arrogance de certains (pas tous, heureusement!) parents, qui nous voudraient psy, éducateur, parent, prof, copain et prêtre de leur chouchou, disponibles 24h/24, joignable à toute heure, taillable et corvéable à merci. Je n'ai pas signé pour ça. Je passe à bosser certainement plus d'heures que la moyenne des employés (je parle de TRAVAIL, càd ce qui se fait aussi en amont et en aval de la leçon en elle-même). Je ne suis PAS PAYEE en juillet et en août: mon salaire (10 mois) est simplement divisé en 12, pour me permettre de bouffer en été aussi (désolée, quoi!). Et j'ai beau être nommée, je ne me repose pas sur d'imaginaires lauriers en m'imaginant que plus rien n'est à faire.

J'ai choisi mon métier, et je ne demande pas qu'on me plaigne. Mais il va bien falloir revoir l'enseignement en profondeur: les rythmes (en complet désaccord avec les rythmes biologiques de l'enfant), les conditions (je ne parle même pas de salaire, mais du fait de devoir travailler, parfois littéralement, dans une cave ou un ancien placard à balai ou d'avoir une salle des profs sans eau et 2 toilettes pour 80 personnes!), l'encadrement (comment voulez-vous qu'une classe de 35 gosses qui ont cours le vendredi de 4 à 5 soit bilingue?)... donc le refinancement!

Ce sont des vues à long terme, je sais! Mais j'aimerais ne plus jamais voir ce que j'ai vu lors de notre dernière manifestation nationale:

Je suis prof et j'en saigne.

31.08.2011

Déjà demain!

Ben oui, ça y est, les vacances sont (déjà?!!!!) presque finies... demain, c'est le grand jour, l'horrible ou merveilleux jour, le jour de la rentrée scolaire!

Demain, pour des millions de parents et d'enfants à travers le monde, la vie va changer, s'assombrir pour certains (genre moi - un peu, quoi!), s'éclairer pour d'autres (genre les mères au foyer qui n'en PEUVENT PLUS d'avoir leur "d'jones" dans les pattes et qui veulent retrouver des journées zen et une maison qui reste rangée plus de 4 minutes à la fois - je les comprends), c'est la RENTREE, vous dis-je! (même si vous n'aviez probablement pas besoin de moi pour vous le rappeler!

A nous les joies du réveil qui sonne bien trop tôt, du trafic qui reprend son droit, des cahiers à couvrir, des milliards d'obligations simultanées et pourtant contradictoires...

Etant celle que je suis, je me demande forcément de quoi sera cette année sera faite. De quoi aurai-je l'air, au soir du 30 juin 2012? (oui, je pense déjà aux prochaines vacances... sale prof, va!) Serai-je satisfaite? Heureuse? Frustrée? Ou juste harrassée?

Aurai-je réussi à tenir (on ne se refait pas, décidément!) toutes les bonnes résolutions qui fourmillent dans ma petite tête? Ou aurai-je repris la bonne habitude de m'auto-flageller (je sais, j'avais dit que j'allais arrêter!) en me disant que je suis vraiment, une fois de plus, trop méga nulle?

Vais-je réussir à rester une gentille maman zen et aimante, ou vais-je (à nouveau?) me transformer en mégère hystérique et hargneuse au moindre contretemps?

Vais-je réussir à conjuguer l'obligatoire et le superflu sans pétage de plombs?

Vais-je réussir à survivre à l'hiver sans déprime, épuisement, écroulage total?

Vais-je réussir à arrêter de me mettre des défis insurmontables, rien que pour pouvoir geindre que j'y arrive pas?

J'ai bien entendu envie de vivre une année douce. Sans trop de stress. J'ai trop eu l'impression, l'année passée, de ne plus arriver à distinguer l'indispensable du superflu et de craquer sous le poids des obligations. Réelles ou imposées par moi-même? Je ne sais même pas.

J'ai envie que cette année soit une année de découvertes pour toute la famille. J'ai envie de bien-être. Je ne veux pas (plus?) me laisser bouffer.

Je n'ai pas encore la recette miracle qui allonge les journées. Mais j'espère que ce ne sera pas nécessaire. Pourtant, vu le fourmillement de projets, je doute déjà un peu... mais je me suis déjà ménagé des bouffées d'air. Ainsi, j'ai le bonheur immense d'annoncer publiquement que cette année je reprends le sport. Oui oui, carrément. Une bonne résolution de plus à jeter après un mois? Même pas: j'ai trouvé un "cours" de natation (entretien, quoi!) qui a lieu en même temps que celui de mes garçons! Donc pas le choix: ce qu'on ne fait pas pour soi, on est bien obligés de le faire pour sa précieuse progéniture, n'est-ce pas?

Autre (bonne) surprise: mon fils aîné veut faire du hip hop... Moi qui adore le monde de la danse (j'ai fait de la danse classique étant petite, même si j'étais nullissime), je me réjouissais de revivre ça à travers ma fille... ben non, ce sera d'abord mon grand garçon! J'étais toute émue de le voir bouger sur des rythmes R'nB lors des journées portes ouvertes de l'école. Je me vois déjà sangloter lors du spectacle de fin d'année (la grande honte, mais je ne peux pas m'en empêcher!)... mais au moins, faire le taxi pour ça ne va pas me peser (surtout si l'école derrière chez nous lui plaît autant que celle à l'autre bout de la ville - il a intérêt! )

Quand au fils cadet, il rentre en 1è primaire... lui, il va découvrir les joies de la lecture. Il y arrive déjà un peu... on lui dit parfois "pas trop vite, tu vas t'ennuyer en classe si tu sais déjà tout!", mais c'est si gai de le voir déchiffrer quelques mots simples! Que c'est gai de grandir!

J'ai envie de rester zen le plus longtemps possible. De ne pas tout de suite gaspiller le bénéfice de ces vacances. C'est qu'elles n'ont pas été bien ensoleillées, nos vacances belges, mais c'était gai.

Demain, une autre vie reprend. Mais une vie que j'ai choisie. A moi d'éviter les écueils... et de me pardonner quand ça foire...

Bonne rentrée à tous!

29.07.2011

Vacances 2011: les Alpes de Haute Provence

Les quelques photos que les propriétaires nous avaient envoyées de payaient pas de mine. Mais mon homme avait envie de montagne et de calme, le climat était méditerranéen mais avec des nuits plus fraîches, la maison était munie d'une grande piscine... nous nous sommes lancés à l'aventure.

Lvue de notre piscinee trajet s'est déroulé sans incident majeur. Nous avions encore en tête l'horrible expérience de nos vacances à Nîmes, où, il est vrai, nous avions cumulé toutes les erreurs de débutants (à croire que nous étions deux gros campagnards jamais sortis de chez eux!): partir la nuit, ne pas réserver d'endroit où dormir un 14 juillet, essayer de dormir dans la voiture sur un parking alors que les enfants se réveillaient à chaque arrêt de moteur, partir à mille familles avec petits enfants... Ce trajet nous avait traumatisés au point de nous faire refuser de partir l'année suivante, c'est dire! Donc là, nous nous étions préparés à vivre l'enfer... et ça a été. Le trajet nous a semblé interminable, notamment durant les 150 derniers kilomètres sur route de montagne avec notre poulette qui n'en pouvait plus (nous non plus!), mais pas d'embouteillage, pas de canicule, pas d'enfants insupportables... Bison Futé était avec nous sur ce coup-là! (D'ailleurs merci Touristil: pas un seul vomi, malgré un fils qui devient vert fluo parfois pour aller du centre-ville au Laveu - 1 petit kilomètre!)

Une fois sur place, nous avons pu constater la beauté dDSC_0196.JPGe la région: montagnes, garrigue, cigales, ciel bleu... Nous étions dans une ancienne bergerie, avec un grand jardin et une piscine (nos seules vraies exigences).DSC_0570.JPG

 Pas de vacances à l'hôtel pour nous: c'est bête, mais être entourée de gens du matin au soir, je n'avais pas envie. De plus, ça me met une certaine pression par rapport aux enfants: comme je n'aime pas être dérangée par ceux des autres, j'essaie que les miens ne dérangent personne non plus, donc je suis plus stressée et je guette les bêtises... ce qui, en général, les fait arriver plus vite.DSC_0209.JPG Donc si c'est pour devoir mettre mon masque sociable dès le saut du lit pour le petit déj (j'ai déjà mentionné que je ne suis pas tjs volubile et gazouillante, le matin), plus bouffer mes gosses à chaque repas, non. Donc... à nous la maison isolée où ils peuvent faire les fous comme ils le souhaitent! D'ailleurs ils ne s'en sont pas privés! Et nous non plus...

 

 

 

Jouer, bronzer, se poursuivre sur les matelas, ou tout simplement jouir de la sensation du soleil sur la peau, avec, dans l'oreille, le tst-tst des cigales pour tout bruit, des plaisirs tout simples... mais ô combien efficaces!

J'ai pu refaire connaissance avec ma nature profonde de glandeuse totale (mais je fais comment le reste de l'année??????). J'ai repris goût à cuisiner; certes, rien de bien compliqué, mais j'avais complètement perdu l'envie, et ça me manquait. J'ai pu terminer 3 livres en une semaine. J'ai pu passer de longues heures aux côtés de mon homme sans qu'on ne doive se dire "vite", "mon dieu, déjà xxxh!", ou encore "faudrait qu'on...". Là-bas, tout était dans les "j'aimerais", pas les "je dois". Comme ça fait du bien!

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Parents détendus, enfants heureux, que demander de plus?

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DSC_0344.JPGDSC_0334.JPGJe ne pensais pas qu'on pouvait être aussi relax avec trois enfants. (j'ai une fois de plus une pensée émue pour Jacques et Fabrina - parents de 6 enfants, dont des triplés: mais comment font-ils???). Je ne pensais pas qu'on pouvait tomber amoureux comme ça d'une région. Je ne pensais pas que des vacances pouvaient être aussi belles...

Au revoir, Sisteron. C'est sûr, nous reviendrons!

 

08:00 Écrit par Catherine dans Le toast illustré | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : vacances |  Facebook |

27.07.2011

Les années Q...

Demain ma vie va changer. En bien ou en mal, je ne sais... mais je vais entamer les années Q. Je vais devenir une quadra.

Un changement de décennie, ça se prépare, ça ne se négocie pas comme n'importe quel autre anniversaire. Ainsi, cela fait pour ma part un an (voire un peu plus) que je me prépare psychologiquement à dire "j'ai quarante ans". J'ai dû, forcément, revoir certains clichés sur les quadras, puis certaines peurs, aussi. J'y ai bien travaillé, car me voici à la veille du grand jour, et franchement, ça va. Finalement, je ne suis pas sûre que, d'ici demain matin, je vais tellement changer, intérieurement, et extérieurement.

Quand j'étais jeune (on arrête de dire ça, d'abord, bordel: je suis TOUJOURS jeune!!!) - allez, je veux dire quand j'étais ado, je voyais forcément les quadragénaires comme des gens vieux (et moches). Je trouvais qu'ils avaient l'air blasés, remplis de certitudes, et orphelins de tous leurs rêves de jeunesse. Il fallait les entendre se gausser des miens, de mes illusions, de mes espoirs. Tout ça "allait passer", j'allais vite oublier, j'allais vite me rendre compte à quelle point j'étais conne (merci!), bref, j'allais devenir comme eux...

J'ai dû être une ado particulièrement sensible, finalement: a posteriori, mon impression de l'époque que tous les adultes sans exception (ou presque: merci Dominique et Patricia!) essaient de me saboter devait être quelque peu exagérée. Sans renier l'ado aux rêves plus grands que le coeur et à la sensibilité à fleur de peau que je fus (ai-je d'ailleurs tellement changé?), je peux dire aujourd'hui que la nuance et l'empathie ne sont pas forcément les qualités principales qu'on développe à cet âge. Quoi qu'il en soit, c'est peut-être aussi un peu grâce (à cause d'?) à eux que je suis devenue celle que je suis aujourd'hui. Plus posée, moins dans le refus, plus heureuse, aussi, mais toujours ce côté St-Bernard rêveuse et idéaliste. Je voulais changer le monde... je le veux toujours, mais je suis plus réaliste par rapport au résultat. Le résultat en lui-même n'a que peu d'importance, finalement: comme je n'ai plus (mais alors vraiment PLUS DU TOUT) envie de célébrité, le fait que le monde ne reconnaisse jamais à quel point je suis formidable (grin, grin :D ) ne me dérange plus, et ce qui compte pour moi à présent, c'est le chemin qu'on prend, plus que la destination en elle-même.

Une autre peur dont il va falloir me délester (mais j'y travaille d'arrache-pied et je pense être sur la bonne voie) est le côté "déchéance physique" liée à la prise d'âge. J'ai eu longtemps l'impression qu'une fois passée la quarantaine, certaines femmes, celles qui appartiennent à la catégorie "à consommer frais", voyaient apparaître une date de péremption qui, telle les batteries de nos appareils photos numériques, se mettaient à clignoter à l'approche de la date fatidique, pour finalement se transformer en une grosse affiche PERIMEE (autrement dis, plus b**sable) une fois la fameuse date dépassée. Moi qui, comble de l'ironie, ai milité, parfois au mépris de toute nuance et de toute logique, pour une certaine forme de féminisme, moi qui, étant jeune, voulais être reconnue pour mes qualités, pour ma beauté intérieure plutôt que pour mon sexe et mon physique, je me transforme en une espère de midinette attardée qui passe des heures devant la glace à se dire "ça va encore, hein, chou, pour une quadra mère de trois enfants? je suis pas trop amochée, dis? je te plais encore, dis?", je ne veux plus qu'on m'apprécie (beurk), et encore moins pour ma personnalité, je veux être BONNE!!! (alors que toute vague mention de cette adjectif, à l'époque, aurait envoyé le pauvre garçon au tapis: je n'étais pas un produit à consommer, bordel! - et puis là, quand la petite jeune en moi proteste, mon moi actuel - qui a, je ne sais pourquoi, la voix et les tics de langage de Louis de Funès, notamment dans Rabbi Jacob!!! - répond "mais si, si, si, je suis un produit à consommer, d'ailleurs je ne suis pas bonne, je suis MEGA BONNE! Allez, admirez-moi!")

Ceci dit, j'ai fait des progrès en zénitude depuis le Club des VTT. A présent, je ne pleure plus, je me soigne, et tant pis si je parais mega superficielle. J'essaie d'être objective et de me dire que, en effet, pour une "vieille" (désolée, ma vieille habitude de faire dans l'auto-dérision pour me protéger des émotions!), et mère de 3 enfants qui plus est, je suis quand même pas mal conservée. Deux semaines de soleil dans un mini-bikini ont aidé aussi. Le regard de mon homme aussi - même si, dans ces interrogations existentielles, le regard le plus critique est tjs le mien. Je me fais plaisir, aussi: coiffeur, soins, bons produits, tout ça commence dans la tête avant d'arriver sur la tête! Puis de toute façon, c'est pas comme si j'avais le choix: c'est clair que je ne suis plus celle que j'étais à 20 ans... mais aurais-je envie de repasser par toutes ces questions, ces incertitudes, ces doutes, ce mal de vivre de quelqu'un qui se cherche? Même avec un petit cul d'enfer et une poitrine qui tient toute seule? Franchement, suis pas sûre... d'autant moins qu'à l'époque, j'étais au moins aussi complexée qu'aujourd'hui, idiote! J'étais bonne, mais je ne le savais pas...

Je ne vais pas faire une grande fête pour mes quarante ans. Je n'ai pas besoin de ça pour passer le cap. (puis j'ai pas l'énergie, mais ça, faut pas le dire...) Je fêterai dignement mes 41 ans, je trouve ça plus drôle. Par contre, il me semble que, pour entamer ces années Q, je pourrais enfin me débarrasser de toutes ces bêtises nommées complexes, désamour de soi, peur du regard de l'autre, culpabilité excessive, tout ce poids inutile et néfaste qui m'empêche parfois d'avancer. Il n'est pas trop tard pour être bien... mais je trouve qu'il est temps.

Allez, ma bonne vieille, bon anniversaire!

 

25.07.2011

Vacances: tous à poil!!!

Hé hé hé... comment faire de la pub bon marché...

Non, je ne vais pas faire l'apologie du nudisme en vacances. Pas de détails croustillants sur les anatomies diverses que l'on peut observer si on est adepte du mouvement; pas de grand moment de solitude du "textile" venu se rincer l'oeil pour pas cher et qui se retrouve en fâcheuse posture devant un public familial... rien à voir, c'était juste pour avoir un titre accrocheur, j'avoue, pardon...

(Ceci dit, nous avons bien failli nous retrouver par erreur dans la position de "textiles" égarés, puisque l'un des sites que nous avions contactés pour louer une maison cet été se trouvait être au coeur d'un village nudiste. Flairant la cruche, sans doute, le propriétaire me l'avait aimablement signalé et nous l'avions échappé belle... N'empêche qu'aujourd'hui encore, j'imagine la scène à notre arrivée...) :D

Non, ce dont je voulais parler ici, c'est quand les vacances nous donnent l'occasion de nous débarrasser pour un instant, pour un instant seulement, de tous les costumes qui vêtent, voire qui encombrent notre quotidien. Tous ces costumes qui, au fil des jours, nous donnent l'impression de faire partie prenante de notre identité profonde et qui, pourtant, ne nous manquent absolument pas quand on les enlève enfin.

Je connais pourtant des gens qui ont plus de mal que moi. Des gens pour qui vacances doivent forcément rimer avec activités, planning, agenda, quand ce n'est pas carrément connection pluri-quotidienne à internet, i-pad, boîte vocale et j'en passe. Des gens qui se sentent tout nus, quoi, sans leurs joujoux du quotidien.

Bon, moi évidemment, j'ai de vraies bonnes raisons de pouvoir déconnecter dans tous les sens du terme: en général les élèves commencent à se tracasser pour leurs examens de septembre... en septembre (quand ils les ont déjà ratés et qu'ils se disent que zut, finalement, ils vont peut-être devoir recommencer leur année, méchant prof...). Pas d'excuses, donc, pour rester vissée à mes outils de travail! (pas comme si j'en avais l'intention au départ, non plus...)

Les vacances, pour moi, c'est l'occasion de me débarrasser d'un costume qui, au fil de l'année, me pèse de plus en plus: le costume de la superwoman. Attention, je ne dis pas que j'en suis une: mon costume, c'est pas du vrai, c'est une imitation bon marché, donc forcément, au bout d'un an, il a besoin d'un ravaudage de première! Il me serre aux entournures, le tissu synthétique me donne des boutons, il commence à pelucher aux articulations, il ne sent plus très bon (tjs le synthétique, le lycra, tout ça), il est constellé de taches diverses (doigts poisseux, éclaboussures de sauce bolo, vomi, crottes de nez, craies...), bref, il n'est plus très glorieux! Raison de plus pour le confier aux petits doigts de fée qui vont me le réparer.

En vacances, comme je l'ai déjà mentionné, j'ai tendance à glander beaucoup. Je me demande d'ailleurs régulièrement comment je tiens le coup pendant l'année, à courir, courir, courir comme je le fais, et comment je reste de bonne humeur. Cette année, je me suis rendu compte que non seulement mon corps, mais aussi mon esprit étaient en vacances. Plus besoin de planifier, plus besoin de prévoir, plus besoin de gérer: je n'avais qu'à m'étendre sur la chaise-longue et laisser le soleil me dorer. Plus besoin d'être efficace, structurée et organisée: tout ce que l'on me demandait était d'être bien et de bonne humeur, puis de faire un saut dans la piscine de temps en temps avec les gosses... Quel PIED!!!!!!!!

Deux semaines à profiter de ce calme absolu. Deux semaines de bonheur total. Deux semaines de détente, de plaisir, de paradis. Je ne dis pas que le restant de l'année sera l'enfer - mais comme ça fait du bien d'être bien. Il faudrait s'en souvenir toute l'année, afin de ne pas, dès le 1er septembre, recommencer les mêmes erreurs de courir sans arrêt sans prendre le temps de se poser un peu. Il faudrait pouvoir ressortir de temps en temps un petit bout de paysage, une petite bouffée d'air pur, un petit spray de loisir en famille. A défaut, je couche mes impressions ici, en espérant que tout le bénéfice de ces merveilleuses vacances ne s'évapore pas trop vite. Prochain post: quelques photos...

En attendant, le costume est toujours en réparation... je pense que je vais attendre avant de retourner le chercher. Même si, je l'avoue tout bas, je l'aime encore bien, mon vieux costume de supernana... A chacun ses contradictions, pas vrai?

10:20 Écrit par Catherine Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

24.07.2011

Hiverphobique... (ou Retour sur l'année 2010-2011)

ça a commencé fin septembre de l'année passée: quand j'ai vu les premiers camions envahir le Boulevard d'Avroy et son parking, j'ai eu un noeud dans l'estomac. (pour les non Liégeois, je parle des camions qui s'installent fin septembre et qui reste jusque fin novembre pour la fameuse foire d'automne de notre bonne ville). Je ne suis certes pas une grande fan de cette manifestation que je trouve bruyante, surpeuplée (avec l'accent sur "peuple": on dirait toujours que, sur les foires, kermesses et autres fêtes populaires sont relâchés exprès pour l'occasion des personnages, disons haut en couleurs pour être gentil, qu'on ne voit jamais ailleurs, à croire qu'on les garde dans des cages le restant de l'année...), crad', remplie d'attractions de plus en plus chères, et de nourriture plus que douteuse. Je comprends l'enthousiasme des enfants mais moi, franchement, je pourrais vivre sans!  Mais bon, je ne suis pas "foiriphobe" non plus.

Durant tout le mois d'octobre, je me suis réjouie que ce désordre touche à sa fin... pour me voir encore plus mal quand ce fut le cas. Moi qui suis d'habitude d'humeur relativement égale, souriante et positive, je m'étais transformée en une espèce de mégère hargneuse et légèrement hystérique, d'une agressivité constamment refoulée mais puissante, j'étais devenue quelqu'un d'envieux, de critique, d'amère, j'avais envie de casser la figure aux gens qui avaient la bêtise de ne pas penser comme moi... je me suis fait peur.

Pendant le mois de décembre, cette agressivité à fleur de peau est lentement retombée... pour faire place, le mois suivant, à une dégonflade totale. Dès la sonnerie du réveil ma première pensée consciente était "pffft, encore une journée de m*** qui m'attend". Ma deuxième pensée était généralement "je n'y vais pas, je suis malade". Puis je me levais en maugréant. Je me sentais dans une sorte de tunnel sans fin ni fond, je n'avais plus ni énergie, ni ressources, et, vers la fin de cet état semi-comateux, je n'avais plus de neurones non plus! J'ai même dû dire un jour à mes élèves en début de leçon (juste avant le congé, heureusement!): "Aujourd'hui les gars vous allez jouer et je vous regarde: JE NE SUIS PAS CAPABLE de vous donner cours! Au bout de 3 phrases de suite mon disque dur plante, là c'est la 2è donc je vais m'arrêter." Cela n'était jamais arrivé et cela ne s'est pas reproduit, mais j'ai eu peur.

Une visite chez le médecin m'a laissé entendre que, je cite, "mon visage portait des traces visibles d'un grand épuisement" (traduction: "vous avez vraiment une sale gu***, madame!" - je ne pouvais qu'approuver, il avait raison). J'ai eu droit à quelques jours de repos, à une cure de vitamines... puis le printemps est arrivé.

Je n'avais encore jamais goûté chaque brin d'herbe, chaque bourgeon, aussi fort que cette année. J'avais l'impression d'être une vieille fleur en pot qu'on avait oubliée dans le fond d'une cave et qu'on venait de remettre à la lumière et à l'eau: littéralement, je revivais. Mes cernes se sont atténués, mon sourire est revenu, la pêche aussi, j'ai arrêté de grommeler sans arrêt, j'ai enfin pu reconnaître la personne que je voyais dans le miroir. J'étais à nouveau moi-même, je pouvais oublier ce long hiver... enfin, c'est ce que je croyais.

C'est aux alentours du 24 juin que l'hiver m'est revenu d'un coup de batte en pleine figure. Je me suis surprise à penser "oh non, ça va être la St-Jean, la journée la plus longue, ça veut dire que les jours vont raccourcir à nouveau, qu'on aura de moins en moins de lumière, donc c'est déjà à nouveau bientôt l'hiver!!!". A cette pensée mon estomac s'est transformé en poing fermé et mes poumons se sont recroquevillés comme un insecte peureux... c'est là que je me suis dit que j'allais devoir faire quelque chose...

Je n'emploie pas souvent (du moins, pas sérieusement) le terme phobique. Ici encore, je trouve qu'il n'a pas vraiment lieu d'être. Je me sais luminosensible depuis des années: à l'adolescence, déjà, j'avais du mal à supporter le mois de novembre et je poussais toujours un soupir de soulagement une fois Noël arrivé: enfin, on gagnait à nouveau des minutes de clarté plutôt que d'en perdre! Avec l'âge, je guette l'arrivée du printemps avec de plus en plus d'impatience, et mon homme et moi rêvons d'aller finir nos jours dans un endroit plus ensoleillé qu'ici. Mais cette quasi transformation qui a eu lieu cet hiver m'a fait peur. Je me suis dit que si je devenais invivable 6 mois sur l'année (en gros d'octobre à mars) et que ça empirait constamment, mes chéris n'allaient pas pouvoir me supporter encore 20 ans. J'ai donc décidé de faire quelque chose.

Je n'ai pas encore défini ce "quelque chose", mais je vais me renseigner sur la lumino- ou photothérapie et les cures de vitamine D. Voir ce qui aide vraiment, et ce qui n'est que bullshit commercial. Ce qui est sûr, c'est que je ne vais pas laisser la météo gâcher ma vie encore longtemps. Evidemment, comme tout le monde, je préfère le soleil à la pluie, un ciel bleu et lumineux à l'espèce de coupole grisouillarde qui nous couvre quasi sans arrêt depuis que nous sommes rentrés de vacances. Je préfère baigner dans 25 degrés - brise légère plutôt que de frissonner sous un vent du nord et 12 degrés comme ce matin sur la batte! Mais ce qui m'est arrivé cette année était plus qu'une simple préférence climatique! Je préfèrerais aussi avoir, de ma chambre, vue sur la mer, le sable blanc et les cocotiers plutôt que sur les murs du voisin, mais je n'ai envie de tuer personne quand je vois les dits murs!

A ceux qui sont déjà dans l'action par rapport à cet ennuyeux problème (problème de luxe, ok, mais quand même: pourquoi se faire ch*** quand on peut être bien, non?), si vous avez des suggestions... Puis si vous voulez m'envoyer passer l'hiver en République Dominicaine ou aux Seychelles, contactez-moi pour un numéro de compte: vos dons seront les bienvenus, et si vous le souhaitez je vous garantis des remerciements nominatifs et publics ici même! ;)

Malgré tout ça... bon été quand même!

20.07.2011

Victoire!!!

L'année scolaire a pris fin, youpie!!!!!!!!!!!!

Il était plus que temps...

Oh, je sais ce que vous allez dire, que de toute façon je suis en congé toute l'année, que je suis payée (grassement) à ne rien f***, que quand je ne suis pas en vacances, je suis en grève, bref, que je fais partie de la sale race des profiteurs-glandeurs de sales profs... ben oui. D'ailleurs si ça vous tente, on en demande...

N'empêche que cette année j'ai dégusté. La preuve, l'absence quasi totale qui dure, qui dure... Je m'en veux, mon blog me manque(ait), mais vu l'année que je viens de passer, prendre du temps en plus pour rédiger quelque chose d'intelligent, de drôle, ou du moins de vaguement cohérent était devenu mission impossible.

Cette année scolaire 2010-2011 était la première que j'ai commencée avec 3 enfants. Je ne me plains pas, je les ai voulus. Comme dit l'un de mes collègues, "t'as voulu un vélo, maintenant, pédale!"... Il avait juste oublié de mentionner que le pédalage en question finirait un peu trop souvent dans la choucroute!

Cette année scolaire, donc, non contente de reprendre à temps plein avec les trois monstres, j'ai décidé (par peur de m'ennuyer, sans doute) de refaire mes cours complètement. Parce que "ça tombe bien, finalement, puisque je vais devoir donner certaines choses pour la première fois donc autant être cohérent et faire du neuf partout" (ce que j'avais fumé ce jour-là, je ne m'en souviens même plus...).

Sauf qu'en plus, j'ai dû suivre une formation qui a monopolisé TOUS mes mercredis après-midis, et que j'ai dû écrire un travail à la fin.

Sauf qu'en plus j'ai réalisé que j'étais devenue allergique à l'hiver.

Sauf qu'en plus les poux, qui avaient jusqu'à présent boudé notre foyer, nous ont envahis pendant les 6 derniers mois (oui, vous avez bien lu!) de l'année, malgré les shampoings, les lessives, la lavande et tout le reste (on a découvert vers la fin de l'année que les "Madames" chargées de l'examen de nos têtes blondes ne "faisaient" qu'une classe à la fois, puisque c'est bien connu que les poux de chez Mme Trucmuche ne fréquentent pas les têtes des élèves de Mme Tartempion!!!).

Sauf que notre tuyauterie, qui jusque là était simplement vieillotte, s'est mise à nous lâcher régulièrement, ce qui a voulu dire encore plus de lessives, de nettoyages et d'énervement...

Maintes fois, je me suis dit que je ne survivrais pas.

Maintes fois j'ai cru que le moment du MPP (Mega Pétage de Plombs) était arrivé.

... Pourtant j'ai survécu. Sans assassiner personne. Sans (trop) de pétages de plombs majeurs. Sans être (trop) désagréable. Sans divorcer. Sans martyriser les gosses. Sans tirer sur les innocentes têtes blondes confiées à moi.

J'ai SUR-VE-CU, poil au... heu... passons.

Je suis déjà partie en vacances (compte-rendu un peu plus tard). Je suis déjà dans mes cahiers pour l'année prochaine. Mais peu importe: l'année est finie! Et j'espère revenir un peu plus par ici...