07/03/2014

Les rythmes scolaires en question

Bon, je ne suis pas la première qui en parle, ni même celle qui en parle le plus (quoique...), mais franchement... z'avez vu notre gu** la semaine passée???

Huit semaines de cours sans interruption, pas le moindre petit jour de repos (oui, je sais, mon boulot est mon repos, j'avoue, mais là je parle des élèves qui EUX bossent!), à une période qui déjà au départ n'est pas célèbre pour inciter au peps et à l'énergie, purée, c'était trop! Tout le monde s'en est plaint: profs (évidemment, vu qu'y se plaignent tout le temps, ceux-là!), élèves (idem), parents... même la presse s'y est mise! Moi-même, j'avoue que la dernière semaine (où, en plus de la fatigue, nous avons, il est vrai, cumulé journées "en projet", chouettes mais épuisantes, ainsi que les conseils de classe de fin de période après journée - heures prestées: 44, sans compter les deux ou trois week-ends précédents à bosser 8h par jour aussi), j'ai carrément lâché prise quant à la qualité de mes "prestations" d'enseignantes. De toute façon, vu la tronche de mes pauvres élèves, ils n'auraient quand même pas goûté aux perles que je leur aurais lancées: eux aussi étaient naaaaases!

Par contre, maintenant qu'on a survécu sans (trop de) dommages (apparents), on se dit qu'on n'a que 4 semaines à bosser avant les vacances de Pâques (pardon, vacances de printemps), où on pourra glander pendant 2 semaines... logique, non?

Pourtant, b*** de m***, voilà un sujet où TOUS les spécialistes sont d'accord: les rythmes scolaires sont inadaptés au rythme du prof de l'élève, au rythme des saisons, à absolument tout. Les rythmes scolaires datent de l'époque où les enfants (et parfois avec eux les instituteurs) DEVAIENT quitter l'école pour aider aux moissons, où la vie religieuse influençait les communautés. Bref, plus à notre vie moderne.

Aujourd'hui, on a quand même changé quelque chose: le NOM des congés scolaires. Ainsi, les vacances de Noël d'autrefois sont devenues "congé d'hiver" et les vacances de Pâques, congé de printemps. Gare à vous d'ailleurs, dans certains milieux, si vous vous obstinez à répéter ces termes aux relents d'obscurantisme chrétien: les vacances n'ont plus rien à voir avec la religion, que diable! (no pun intended).

Oui, mais alors... pourquoi s'obstiner à faire coïncider les deux, nondidjû??? D'autant plus que cette bête fête de Pâques ne tombe jamais deux fois de suite aux mêmes dates, je ne sais pourquoi. (renseignement pris: on choisit pour Pâques le "premier dimanche suivant la pleine lune après l'équinoxe de printemps", puisque Pâques égale résurrection du Christ et printemps, résurrection de la nature, blah, blah, blah, une fois de plus les chrétiens ont pompé sur les fêtes païennes pour leurs rituels, et sachez aussi, amis mécréants, que cette décision a été prise... en 325 au Concile de Nicée - tout à fait adapté au monde moderne, qu'on disait!).

Or, cet équivalent n'a vraiment, mais vraiment plus aucun sens. Les spécialistes recommandent donc d'alterner six semaines de cours et deux semaines de pause. Et moi je vote pour. Cela nous (vous!) permettrait de:

  1. Pour les enfants, d'éviter les périodes marathon où, vers la fin, cela ne vaut même plus la peine de voir de la nouvelle matière puisqu'ils vont de toute façon oublier pendant le congé, tellement qu'ils sont crevés. (gain de temps pour la matière)
  2. D'éviter d'aller jusqu'au bout total et complet de ses réserves, et donc d'éviter, peut-être, certaines maladies (gain de temps pour les élèves; gain de pognon pour la Fédération Wallonie Bruxelles qui aura moins de profs malades - car chez nous, vers la fin, ils tombaient littéralement comme des mouches!)
  3. Ces deux semaines supplémentaires (une en novembre et une au carnaval) seraient décomptées du congé estival. Cela voudrait donc dire un peu moins de stress pour les parents qui ont des gosses à "caser" pendant la totalité des deux mois d'été.
  4. Gain de pognon pour ces mêmes parents: ceux qui n'ont pas de mamy-papy-machin, où dont les papy-mamy cités plus haut travaillent toujours, ou n'ont rien à f*** de garder leurs petits-enfants pendant si longtemps - ce que je peux comprendre, partiellement en tout cas.
  5. Gain pour beaucoup d'employeurs, j'imagine, puisque congés mieux répartis sur l'année?
  6. Et en tout cas, une meilleure qualité de vie pour des centaines de milliers d'écoliers et d'enseignants.

Moi en tout cas, j'étais déjà convaincue avant cette année. Je le suis encore plus à présent, car dans mon cas précis, cela veut dire que, cette année, la troisième période scolaire (qui a commencé fin février) "perd" trois semaines au lieu de deux. Autrement dit, pour boucler le programme, ça va chier.

J'dis ça, j'dis rien... mais j'attends quand même une réponse à ces questionnements de la part de nos politiciens, puisqu'on va voter cette année.

Et vous, vous en pensez quoi?

Commentaires

Bien d'accord avec toi!

Et suis partante à 200% pour une tite bouffe retrouvailles chez Fodoula - la prochaine fois, count me in :-)

Gros bisous et bon WE ensoleillé!

Écrit par : Véro | 08/03/2014

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