10/04/2014

Faut-il se droguer pour être une mère de famille efficace???

Bref, ou comment me faire des amis en cinq minutes... ;)

Meuh non je ne parle bien évidemment pas des drogues illicites, ni même de "vrais" médicaments! Mais j'ai un peu réfléchi (ben oui, ça m'arrive de temps en temps) depuis mon dernier billet, puis j'ai un peu observé autour de moi. Cela n'a pas révolutionné ma vie, mais au moins ça m'a permis de déposer mon fouet (celui que j'utilise encore de temps en temps pour m'auto-flageller, je veux dire). Parce que j'ai beau être déjantée... y a pas que ça qui explique mon état!

D'abord, les enfants ont été assez chiants, ici, les quelques semaines qui ont précédé (enfin!!!!!!) les vacances. Entre le ras-le-bol de l'aîné qui n'en peut plus d'être en primaire, de devoir se lever avec un organisme qui, lui aussi, devient "pré-ado" (càd plus en forme le soir et vachement plus ralenti le matin, le pauvre!); l'enfant du milieu qui ne sait pas toujours où aller pour trouver sa place de "grand-petit" ou de "petit-grand"; et la petite dernière qui nous ramène jolis mots et bonnes manières de l'école, sans comprendre qu'on ne trouve pas ça aussi adorable que tout le reste, y a déjà pas mal de boulot, de conflits à gérer et de sensibilités à respecter. Bref, on n'a tenu qu'à coups de "vivement vendredi soir qu'on arrête un peu de courir".

Mais y a pas que ça. Y a aussi qu'une fois de plus, je me suis sentie nase, fatiguée, fragilisée (physiquement en tout cas)... ce qui me pose question, puisque je me sens plutôt de nature résistante a priori. Et pourtant, de plus en plus régulièrement, je fais appel aux compléments alimentaires, vitamines, minéraux et autres, afin de survivre dans cette jungle. Cela aussi me pose question, moi qui ai horreur des médicaments et qui n'en prends que lorsque je sens mon corps incapable de gérer seul, rien qu'avec du repos (une fois sur trois, quoi - les deux autres fois, je déchire la prescription du médecin, j'avoue...).

Une petite enquête parmi mes collègues m'a vite appris que je ne suis pas la seule dans le cas: il semblerait que la majorité d'entre nous "marchent" aux vitamines et autres "boostants". Mais est-ce une bonne chose?

D'après les médecins, une overdose de vitamines peut s'avérer relativement mauvaise, et si l'on s'alimente correctement, nul besoin de ces ajouts médicamenteux. Or, meme en essayant de garder mon esprit critique, je ne peux pas nier qu'en général, une petite cure de fer et magnésium (mes 2 favoris) semble toujours me faire du bien! Donc, forcément, je m'interroge: suis-je physiquement faite pour la vie que je mène? Y a-t-il une alternative? Quel est l'avenir d'une société où meme dans la fonction publique, on épuise ses travailleurs? Ou Est-ce l'age qui me rend faiblarde?

Certains me disent que "pas étonnant, avec trois enfants"... or, la plupart du temps, ce ne sont vraiment pas mes enfants qui m'épuisent! En congé, meme seule avec eux, y a aucun problème, je gère! C'est eux + le boulot + la course incessante qui me bouffe, parfois - 2-3 fois par an...

Néanmoins, un reportage radio m'a peut-être mise sur la piste d'une réponse: ce reportage disait que le cerveau a besoin de vacances. Oui, le cerveau. Pas que le corps, non, non: arreter de penser, c'est aussi bon pour la santé...

D'abord cet entrefilet m'a soulagée: ainsi, ce n'est pas (uniquement) l'âge qui me donne l'impression, aux veilles de vacances, d'avoir un vieux marshmallow trop cuit à la place du cerveau! Qui me fait perdre mes mots, quelle que soit la langue pratiquée! Qui fait que, de plus en plus, je suis obligée de tout coucher par écrit, sinon j'oublie (et même en l'écrivant...). Cette fatigue mentale est peut-être aussi due au fait que, lors des moments de grands rushs chez nous (càd en général une fois par mois), je bosse 7 jours sur 7 - peut-être pas l'équivalent d'une journée de bureau, mais en tout cas je continue à penser au boulot, à corriger des travaux, à bosser, quoi!

Et c'est vrai que cela fait plusieurs années que je clame que pour moi, les vacances, c'est aussi (surtout?) le bonheur de pouvoir mettre son cerveau sur "off" et d'arrêter de penser - je trouvais que cela me faisait passer pour une énorme "Kinder" (blonde à l'intérieur même si brune à l'extérieur), mais en fait non, c'est la radio qui l'a dit!

Et pourtant je n'ai ni tablette, ni smart phone, ni Twitter, ni Facebook... comment ils font, les autres?

Ben... ils se droguent? Pendant ce temps-là, moi, en vacances, mon cerveau ne se pose qu'une seule question (mais super importante!!!): l'apéro... ça va déjà s'il est 17h, ou j'attends encore 1/2 heure???

 

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