09/10/2016

J'ai perdu l'automne...

Ou "Comment dans ma tête je suis passée d'été à hiver sans transition"...

Oh, je vous rassure, le mental va très bien! Mais j'avoue que mon corps a un peu de mal à assurer les 20 degrés de différence qu'on s'est chopés en 2 semaines de temps! Il y a deux semaines nous cuisions à plus de 30°C dans les classes (et encore, ça c'était les fraîches comme la mienne, celles pas directement exposées au soleil tout l'après-midi!), ma lessiveuse était pleine de petits machins légers (une semaine pour la remplir, d'ailleurs, du quasi jamais vu depuis qu'on est 5!!!), nous éliminions gaiement nos toxines dans les bus, aucun enfant ne râlait quand on prononçait le mot "douche", je congelais les gourdes pendant la nuit pour qu'elles restent fraîches plus de 4 minutes, bref, le temps extérieur correspondait à mon état intérieur, moi qui étais, j'avoue, un peu restée en Provence...

Quand nous avons perdu 10 degrés, cela ne m'a pas dérangée: 24 degrés, pour moi, c'est l'idéal, c'est top, d'autant que les nuits étaient redevenues ok. Puis on en a encore perdu 10... résultat, comme je le disais plus haut, 20 degrés en moins... et le corps qui tricote pour compenser!

Cela fait une semaine que j'ai froid. Le jour (puisque, ô logique sublime, chez nous à l'école on rallume le chauffage en fonction des dates, PAS en fonction de la température, du coup dans notre salle des profs il fait POLAIRE à en avoir le nez tout froid); la nuit. Chez moi. Puis ailleurs...

J'ai déjà remis ma couette d'hiver - au-dessus de ma couette d'été. ça plus mon gros pyjama et mes chaussettes (oui, je sais, hmmmm, sexy Cath la nuit quand il fait froid), ça peut aller. On a rallumé le chauffage. D'abord le matin, mais voilà qu'on en a besoin la journée aussi. On a des envies de plats qui tiennent au corps. J'ai déjà refait de la potée aux choux et une raclette. Tout ça avant le 10 octobre... purée, qu'est-ce qu'on fera en décembre par -15!!!

Je suppose qu'on doit simplement se réhabituer, et que ça va se faire petit à petit. Mais j'ai l'impression que je suis passée très vite des kilos de bien-être en été (apéros et glaces) aux kilos de "lard" d'hiver... Je me surprends à avoir envie de boire du thé bouillant... et, pour le grand plaisir de mes enfants, mes envies de chocolat, plutôt muettes quand il fait chaud, me reprennent et m'assaillent de toutes parts.

Afin de combler ce besoin, tout en me fournissant calories nécessaires à ma survie, j'ai ressorti la merveilleuse recette des fondants de Juliette. Je vous la livre avec plaisir - attention, c'est TRES chocolat, TRES lourd - du pur bonheur, quoi!!! Stressé(e)s de la calorie s'abstenir!

Pour 4 fondants il faut:

  • 120 grammes de chocolat noir (+ 4 GROS carrés)
  • 35 grammes de beurre
  • 80 grammes de sucre
  • 1 cuillère à soupe de farine
  • 3 oeufs

Faites fondre le chocolat et le beurre dans un poêlon (= une casserole en France). Allumez votre four à 180° degrés. Pendant ce temps mettez le sucre et la farine dans un récipient, ajoutez les oeufs, mélangez bien. Ajoutez-y le chocolat et le beurre fondus, mélangez. 

Versez le mélange dans des ramequins - cela peut prendre du temps si vous voulez travailler proprement (les oeufs rendent le mélange assez visqueux) et que vous avez décidé, comme moi, que 4 fondants, c'est juste pas possible et qu'il faut multiplier... Dans le fond des ramequins, vous pouvez déposer un gros carré de chocolat noir, pour un effet "fondant" maximum.

Enfournez, laissez cuire 12 minutes, laissez un peu refroidir (c'est meilleur tiède, mais ça n'engage que moi) puis dégustez. Conseil: ne mangez pas trop vite, sinon vous aurez envie d'un 2è... sauf qu'une fois que ça "tombe", ben... c'est du lourd!!! Mais quel bonheur! La preuve: je suis dans une pièce non chauffée, fenêtre ouverte, et je suis bien...

A moins que ce ne soit l'automne que j'ai retrouvé...

Hmmm... à quand la choucroute et la tartiflette???

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