16/09/2016

J'avais dit "Pas d'animaux"...

Ou "Comment apprendre à ne jamais dire jamais"...

Pourtant, j'en avais, de bonnes raisons de ne pas ajouter ENCORE un être vivant qui serait à notre (ma) charge! On part toute la journée, il serait malheureux, pas question de ramasser des crottes, qui réparerait les meubles abîmés par les griffes, qui irait le conduire chez le véto, qui...

J'avais dit aussi que j'en avais bien assez sur les bras avec mes trois monstres, que même un poisson rouge serait de trop, qu'un petit morceau de responsabilité de plus me foutrait par terre.

Puis notre fille nous a annoncé d'un air angélique que pour son anniversaire, elle souhaitait un animal de compagnie. Oh, elle avait bien préparé ses arguments, la bougresse! (elle vient d'avoir 7 ans, je le rappelle... ça promet!!!) Elle savait que je ne voulais ni ramasser des crottes, ni nettoyer des poils. Que mon nez sensible n'aimait pas les odeurs fortes (enfin, quand je peux l'éviter! Les chaussettes d'ado, je n'ai pas trop le choix, mais c'est très dur!). Que j'étais déjà presque noyée. Et que donc, ayant bien réfléchi, elle voulait un poisson rouge. Et bien sûr, on a craqué. Spot et Turbo font à présent partie de notre famille, depuis une semaine déjà.

Je pense que je m'attendris (à certains niveaux) avec l'âge. Parce que, purée, je me suis déjà fait des cheveux blancs au sujet de ces p*** de poissons! Quand il y en a un qui ne mange pas; quand la lumière semble les stresser; quand ils ont l'air de s'ennuyer... c'est peut-être le début, mais je nous revois presque quand on a pris la voiture pour la 1ère fois avec un nouveau-né! Heureusement que j'avais dit non à des trucs à poils et au sang chaud! Si je m'en fais déjà pour des poissons, animaux peu connus pour leur résistance et leur longévité, que serait-ce avec un chaton ou un chiot qui vous regarde avec des yeux plein d'amour???

Et donc, dans la même veine, gaga pour gaga, nous avons également accordé à notre fils de pouvoir faire du foot... Là aussi, j'avais dit non. Pas (uniquement) parce que je suis une méchante qui aime les frustrer (oui mais c'est pour leur bien!!!), mais surtout à cause du côté extrêmement chronophage de la chose! Car qui dit foot dit deux entraînements par semaine, pis les matches aussi, chaque samedi! Etant occupée à bosser au moins un jour par week-end, cela me semblait impossible!

Sauf que... cette année, je n'ai plus envie d'être occupée un (voire deux) jour(s) par week-end. Je n'ai plus envie de faire passer le "reste" (càd quand même ma famille!!!) au 2è plan à cause d'un boulot, quoi qu'en disent les esprits chagrins, qui me demande un investissement énorme. Je n'ai plus envie d'arriver fin d'année sur les rotules, prête à pleurer pour un oui, pour un non, à chercher ailleurs chaque début juillet tellement je suis dégoûtée. Puis faut dire que pour l'instant, mon horaire me permet de faire ce plaisir à mon grand petit... je croise les doigts pour qu'il ne change pas trop! Toute façon c'est trop tard il est inscrit et j'ai promis...

Cette année, je n'ai pas pris de bonnes résolutions de type "faudrait que". Je m'aperçois que mes décisions sont plutôt rythmées par des "j'ai envie", "je veux", "j'ai besoin"... Et je trouve ça formidable. Je me sens bien. Je sais que ça peut, ça va sans doute changer, que j'aurai encore des moments débordés - mais j'ai envie aussi de faire un peu autre chose. Même si cet "autre chose" voudra dire faire le taxi, un peu plus que d'habitude (et pourtant par rapport au nombre d'enfants pour l'instant ça va encore), après les vacances une fois de plus sublimes et épanouissantes qu'on a passées, j'ai BESOIN de moments de famille. Je ne veux pas attendre juillet prochain avant d'être bien à nouveau. (je force un peu le trait, là...)

D'ailleurs je l'annonce publiquement à mes 3 lecteurs: depuis des années, j'y pense, cette année, je le fais: je vais m'inscrire à "je cours pour ma forme". Pourquoi c'est pas encore fait? Parce que ça commence samedi de la semaine prochaine. Car ça aussi, c'est un besoin que je ressens profondément: bouger plus, me défouler plus, faire du sport. Si on m'avait dit ça, je ne l'aurais pas cru: pendant des années j'ai cru être incapable de courir plus de 20m à la fois. Or, les quelques fois que je m'y suis mise, le souffle ça allait! (forcément, je nage depuis 5 ans, ça aide!) Ce sont plutôt les jambes qui souffrent un peu - mais j'ai "envie" de "souffrir", comprenez, de me dépasser un peu physiquement, après m'être dépassée nerveusement pendant des années. J'ai envie de prendre la vie plus à la légère (un challenge, parfois!), de regarder autour de moi et de voir le verre à moitié plein - puis, avouons-le, quand même un peu de "retarder des ans l'inévitable outrage"...

Ce ne sont pas de bonnes résolutions dictées par la raison. Ce sont des envies profondes que je ressens au plus profond de moi. Et j'ai remarqué une chose: quand c'est moi qui décide, enfin, quand ce sont MES choix, pas ceux des autres, j'assure beaucoup mieux, et j'assuMe aussi beaucoup mieux quand ça va moins bien. Je n'ai pas envie de projeter trop, cette année: trop d'inconnues, notamment par rapport à ma résistance physique à toutes ces courses! (et je ne parle pas de la course à pied, mais plutôt les autres, celles des mères multi-tâches). Mais j'ai envie de faire un peu de résistance. On va voir ce que ça va donner.

Et vous, la rentrée, ça se passe bien?

31/08/2015

Allez, j'essaie encore une fois!

En me relisant, je me rends compte que je radote un peu - ça doit être l'âge... Chaque année je fais des vœux extravagants de passer une année scolaire cool, zen, agréable, sans me laisser bouffer, sans me transformer en harpie dès que j'ai trop de boulot (càd dès le 2è jour), de rester souriante, positive... et chaque année je me plante lamentablement dès la 2è semaine d'automne. J'arrête ou je continue?

Je suis une optimiste: je retente le coup. Le secret de ma préparation cette année? Pas de préparation...

Ben oui, chaque année j'ai l'habitude de tout prévoir, tout acheter, tout remédier... et ça foire. Donc cette année, c'était pas "prévu" comme ça mais les choses ont fait que je suis vachement moins préparée... donc forcément (?!) plus zen - càd que je n'ai pas vraiment encore pensé à la rentrée: après tout, ce n'est que demain!

Je n'ai pas remis mes enfants progressivement à l'heure: quand j'entends certains parents qui ont pris tout le mois d'août pour "préparer" les leurs, moi j'ai pas eu envie de leur pourrir tout un mois de vacances à penser à la rentrée. Hier ils sont allés dormir tard - enfin, mon tard, qui doit être le crépuscule chez certains! On avait envie qu'ils profitent encore un peu. De toute façon le premier vendredi, quoi qu'on fasse, on est tous nases... donc autant se faire du bien le plus longtemps possible!

Mon sac n'est pas encore prêt - il le sera, mais cool, pas envie de m'embêter trop vite. Pareil: si je passe ma dernière journée de vacances à trop préparer, j'aurai l'impression qu'on me la vole un peu. J'ai envie d'encore me faire du bien -  même s'il faudra bien s'y mettre, j'ai déjà des corrections à faire pour demain...

Ma tête n'est pas encore prête: je pense plus au concert que je vais voir demain soir (un soir de rentrée, quelle décadence!!!) qu'à la semaine marathon qui m'attend.

C'est pas grave si tout n'est pas parfait aujourd'hui.

C'est pas grave si tout n'est pas parfait, jamais.

C'est pas grave si les syllabus que j'ai créés pendant tout le mois d'août ne sont pas imprimés à temps - j'improviserai en attendant.

C'est pas grave si je n'ai pas préparé mes leçons pour les 18 prochains mois: ça ira de toute façon mieux dès que j'aurai mon horaire et mes groupes.

C'est pas grave si dès demain j'ai l'impression qu'on veut me bouffer: à moi de ne pas me laisser faire.

C'est pas grave si l'automne arrive bientôt: cette année je teste l'acupuncture contre la déprime saisonnière, j'espère que ça va marcher - ça ne peut tjs pas faire de mal!

Le soleil brille dehors... à moi de faire en sorte qu'il brille aussi dedans.

Excellente rentrée à tous!

22/08/2015

Quand on décide de partir "loin"

Pour nos vacances, nous sommes plutôt des abonnés à la France - dans le sud, si possible. Nous avons déjà parcouru quelques régions, et toutes nous ont enchantés. Rien ne nous disposait donc à changer de destination pour nos vacances 2015.

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Sauf que des petits couacs dans notre vie perso nous ont empêché de réserver suffisamment longtemps à l'avance pour notre quinzaine de choix. Sauf que rien n'était à notre goût (ou dans nos prix!) dans les quelques maisons libres qu'on a vues... à part celle-ci, en Espagne, en Andalousie, dans la région de l'Axarquia. Les enfants n'étaient jamais allés en Espagne. Moi, j'y ai passé toutes mes vacances d'ado... et je rêvais d'y retourner depuis déjà un long moment. Nous nous sommes donc lancés.

Inutile de tourner autour du pot: le premier jour de voyage fut un enfer! Embouteillages monstrueux (quelle idée aussi de partir le premier samedi noir des vacances!) de Poitiers à la frontière espagnole (et pour ceux qui auraient oublié où se situe Poitiers:  

Monsieur Deux malade à partir... ben, de Poitiers, justement - bref, en plus des arrêts "bouchons", nous avons eu des arrêts vomitos assez fréquents. L'angoisse de la roue qui se barre - suite à un commentaire bienveillant d'un type qui roulait à côté de nous "votre roue va se détacher!!!!!" (je me suis dit si c'est le cas, je fais demi-tour et tant pis). L'heure d'arrivée prévue par le gps prêté par mes parents qui recule, recule, recule...  Les Pyrénées à traverser - très, très, très beau, mais un peu moins si on a un enfant quasi mourant derrière soi, qui doit réprimer les haut-le-coeur à chaque tournant... Et pourtant il ne s'est pas plaint une seule fois, le pauvre! Mais soit, au total, 20h de route, ce putain de premier jour... Arrivés à l'étape (nord de l'Espagne), nous étions même trop fatigués pour manger. Nous nous sommes couchés, et nous avons sombré dans le sommeil - après avoir vomi une dernière fois (Monsieur Deux).

DSC_0029.JPGEt pourtant, dès notre arrivée, à la fin du deuxième jour (2200 bornes, de chez nous, quand même!), deuxième jour nettement moins mouvementé, quand nous avons vu devant nous la maison, le paysage, la piscine, les montagnes environnant... tout fut oublié. Tout était encore plus beau que sur les photos. C'était magique...

Nous avions pourtant essayé de ne pas attendre trop de ces vacances. Après tout, les enfants grandissent, nous avons un ado, un "presque pré-ado", nous nous disions qu'ils n'allaient peut-être plus goûter les plaisirs de vacances à 5 comme avant. Et pourtant...

En revenant dans notre pluvieuse et froide petite Belgique (en perdant 20 degrés par la même occasion, en passant de 37 à 17°c!!!), nous avons pu constater une fois de plus que nos vacances étaient parfaites. Du soleil, plein de soleil. Une chaleur forte, mais sèche et avec du vent - on supporte super bien. Une grande piscine. Une maison isolée, donc du calme, de l'intimité, de la tranquillité. De doux moments à ne rien faire. Des apéros en famille, mise à l'heure espagnole pour quelques jours. Du temps. De la zénitude. Du bien-être, quoi.

Peut-être que l'année prochaine notre aîné trouvera ringard de partir juste avec ses vieux. Peut-être qu'on va devoir se rapprocher de la civilisation, l'été prochain. Ou pas. En attendant, si je devais résumer ces vacances en un mot, je dirais, je répéterais "parfaites". A en soupirer devant les photos. A vouloir y retourner - oui, même en voiture. A me dire que, finalement, la fin de ma vie, je la passerai en Andalousie, là-bas, où le soleil brille toujours...

Et, dans l'attente des prochaines vacances, nous nous sommes promis de nous rappeler ces moments, de ne pas uniquement les laisser dans l'album pour juillet 2016. On doit se dire que passer des moments harmonieux ensemble, c'est possible - à nous d'y mettre du nôtre pour que ça ne se limite pas à deux semaines à l'étranger par an... Ma bonne résolution de la rentrée? (mais ne dis-je pas ça chaque année?...)

Allez, pour celle-ci, on y croit!!!

 

07:30 Écrit par Catherine dans Mes amours et moi | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vacances, vie à cinq, bien-être |  Facebook |

13/03/2015

La petite remarque

"Décidément, maman, tu devrais être malade plus souvent: qu'Est-ce qu'on est cools pour le moment!".

Depuis le début de la semaine, je vis au rythme de mes envies de sieste. J'ai refait connaissance avec mon canapé, avec les nombreuses bd de notre bibliothèque (oui, des BD: Gaston Lagaffe, Largo Winch, Astérix... ça ne demande pas un gros effort intellectuel et ça finit généralement bien - ou de manière drôle). Je suis au repos.

Mon corps m'a envoyé un signal fort, puisque dès la fin de la semaine passée, je me suis écroulée. Et je l'ai écouté. J'ai pris une couverture chaude, un oreiller, une tasse de thé, et depuis lundi je me laisse vivre - ordre du médecin.

Forcément, je cours vachement moins: je suis "à l'heure des papas et mamans" pour aller chercher les gosses, je prépare le repas (oui, ça j'y arrive quand même) relax, je suis - forcément, avec 2 siestes par jour! - moins fatiguée. Je vais conduire les enfants à l'école en voiture - aussi beaucoup plus cool, puisque moi je n'ai pas la pression d'être dans ma classe, et opérationnelle s'il vous plaît, à 8h15. La voiture, contrairement au train, elle nous attend bien gentiment. Je les houspille moins. Je parle plus avec eux (et pas uniquement pour leur dire de se magner le train, b***!). J'ai le temps d'être plus à l'écoute. Je sens que les fluides recommencent à circuler, que l'énergie refait une timide apparition. Je vais mieux.

Du coup, forcément, la petite remarque que je me suis prise dans les dents: "C'est cool, avec toi, pour l'instant, maman"...

Du coup, j'en viens pour la Xè fois à me poser la question de "mais pourquoi Est-ce qu'on s'impose ce train d'enfer qui pèse sur toute la famille, à commencer par nous-mêmes???". Mais avons-nous le choix?

Je sais qu'un choix, ça peut se changer, s'adapter, se vivre différemment. Je sais que, à l'intérieur de notre bulle imposée, nous avons une certaine liberté... enfin, je crois. Mais avons-nous la liberté de prendre notre temps?

Je sais que beaucoup de choses tiennent à ma difficulté à lâcher prise - mais serais-je plus heureuse dans une maison où certes, les autres sont plus relax mais où c'est l'anarchie? Le bordel et le chaos complet? Rien prévoir, tout improviser et jamais rien de prêt à temps, c'est pas mon truc. Pourtant, je me reconnais de moins en moins dans cette harpie hargneuse que, de plus en plus souvent, je me sens devenir. Et c'est un peu facile de dire que c'est la faute aux autres.

Je sais aussi que, dans mon métier, malgré de longs moments de vacances (hé hé hé), on a aussi des moments de rush épouvantable, et que pendant ces moments j'ai parfois (pas toujours) du mal à gérer. J'ai du mal à ne pas me laisser bouffer, car j'aime le travail bien fait. Comment pourrais-je gérer mieux?

Je sais enfin que beaucoup, beaucoup de "problèmes" liés à notre quotidien tiennent à ces quelques mots: "comment pourrais-je gérer mieux". Je sais que j'approche de la caricature de la nana qui veut tellement gagner du temps qu'organiser son agenda lui bouffe tous ses loisirs. Je sais que je vais vraiment, vraiment, VRAIMENT devoir apprendre à lâcher prise. Je n'ai pas encore trouvé la solution miracle, le juste milieu.

Mais j'ai l'impression que j'ai pas mal à apprendre de ces quelques jours où j'ai dû mettre le boulot entre parenthèses:

  • D'abord, j'ai été véritablement HS du vendredi matin au dimanche soir inclus. Et bizarrement, la maison ne s'est pas écroulée, les enfants ne sont pas morts, mon homme a assuré tout comme un chef.
  • Ensuite, je n'ai pas entendu parler de suicide collectif dans mon école: apparemment, je ne suis pas indispensable, tout a l'air de fonctionner sans moi. Bizarre...
  • Purée, il m'a fallu tomber malade comme un pauvre vieux chien pour m'entendre dire que j'étais cool... CA NE VA PAS!!! Pas envie que mes enfants gardent le souvenir de leur mère comme une tarée de la course contre la montre!
  • Mais du positif: ne pas penser à l'école pendant (presque - j'ai recommencé aujourd'hui Clin d'œil) une semaine et sans aucun remords, c'est possible. Si je n'arrive pas à lâcher mon agenda, autant aussi m'en servir pour m'aménager des moments sans école (même dans la tête). Des objectifs hebdomadaires (ou quotidiens) de tâches à accomplir (putain, encore être organisée... on verra), réalistes, et des jours "blancs" où je glande.

Je n'ai pas encore trouvé. Je n'ai même pas encore beaucoup cherché: penser trop longtemps me fatigue encore (vous devriez voir ma tronche, je ne suis plus jaune mais je fais encore pas mal pitié...). Mais une chose est sûre: je vais me servir de cette petite remarque. Et je vous autorise à me la rappeler autant de fois que nécessaire.

09/09/2014

On m'avait dit "Tu verras, les filles..."

On m'en avait dit, des conneries sur ce qui m'attendait en devenant maman d'une petite fille après deux garçons! On m'en avait prédit, des horreurs! On m'en a posé, des questions sur les "différences" que j'allais forcément remarquer dès sa deuxième heure de vie! (j'avoue que pour moi, un nouveau-né est un nouveau-né et que la différence se résumait surtout à une série de plis à nettoyer plutôt qu'un petit robinet, pendant ces premiers mois!).A présent ma fille va avoir cinq ans, et j'attends toujours qu'apparaissent toutes les horreurs qu'on m'avait promises.

Ma fille, c'est d'abord quelqu'un qu'on ne peut pas mettre dans une seule case. Certes, elle aime les princesses, les fées et le rose à paillettes, mais elle peut aussi jouer aux combats, aux mutants ou aux pirates avec son grand frère. Ok, justement le fait d'avoir deux grands frères, ça aide... et ça me convient assez bien. J'adore le contraste entre ses hurlements guerriers et son goût pour "les robes qui tournent". J'adore que ce goût des robes qui tournent ne l'empêche pas de jouer à fond dans le jardin ou la cour de récré, ce qui fait qu'en fin de journée elle ressemble plus à Cendrillon qu'à la reine des neiges. J'adore qu'elle aime les princesses et les cheveux de sirène mais qu'elle n'ait peur de rien. J'adore qu'elle fasse tourner son papa autour de son petit doigt mais qu'elle me fasse d'énormes câlins. C'est une personnalité, ma fille. Et non, je ne suis pas du tout subjective: elle est tout simplement formidable, intérieurement et extérieurement! (et si vous ne me croyez pas, venez la voir, vous verrez que c'est objectivement vrai!).

A présent, nous ne nous sentons plus parents de deux "unités" comme c'était le cas au tout début, forcément. Nous sommes à la tête d'une véritable tribu. Avoir trois enfants, pour beaucoup, c'est l'horreur, c'est un de trop. Nous, nous apprécions beaucoup les différentes possibilités d'alliance que cela offre. Ainsi, lorsque Lou joue avec son frère aîné, c'est lui clairement qui dirige le jeu - quitte à la laisser gagner. Mon ado (ben oui, il a eu douze ans entretemps!!!) est tout simplement génial avec les petits, depuis toujours, et quand il le veut bien, il l'amuse, il la stimule, il la fait rire, il est ZE grand frère comme on l'a toutes rêvé. (oui, il peut aussi être super chiant mais là j'ai envie de parler de trucs positifs, OK JE PEUX, OUI?)

Avec son frère cadet (enfin, son deuxième grand frère, celui du milieu), c'est différent. Tous les deux partagent une imagination débordante et le goût des histoires, et c'est un réel bonheur de les entendre s'inventer tout un univers et se confondre réellement avec leur personnage. Combien de fois n'ai-je pas cru devoir intervenir en entendant leurs cris et leurs menaces... pour réaliser très vite qu'ils sont simplement pris par leur jeu! Cela a d'ailleurs parfois donné des dialogues assez cocasses:

"Arrête, je vais te frappeeeeeeeeer!" (hurlement suraigu de ma fille en colère)

"Et puis là j'allais te frapper avec mon épée et t'allais mourir mais tu allais vivre encore grâce à tes pouvoirs" (voix de ma fille, toujours, mais 1000 décibels en moins car elle explique la suite de l'histoire...)

J'adore les voir jouer ensemble, eux aussi.

Quant aux deux mecs ensemble, c'est l'amour vache, parfois, mais quand j'entends les autres parents, purée on ne peut pas se plaindre. Ils sont complices, malgré tout, très souvent, et j'espère voir cette complicité s'épanouir à mesure qu'ils grandissent tous les deux.

C'est cool une tribu de cinq...

C'est cool d'avoir deux grands garçons.

C'est cool d'avoir une nana, ce qui fait que je ne suis pas en absolue minorité parmi tous ces mâles.

C'est cool d'avoir trois enfants super différents mais tous formidables, magnifiques et intelligents (nananère!).

C'est cool de pouvoir dire qu'on est toujours une tribu, soudée, et qu'on dégouline d'amour ensemble.

C'est cool de pouvoir être bisounours de temps en temps. Le cynisme mordant peut bien attendre... il est toujours de retour plus vite qu'on ne croit.

25/03/2014

Déjantée, moi???

Je viens de faire un test: "quel genre de maman êtes-vous?". Ben, il paraît que je suis une maman déjantée et un peu à l'ouest. Et que j'ai besoin de vacances. Urgemment. Aaaaah, ça, par contre, je confirme!!!

La vie d'une famille nombreuse ressemble plus à une piste de ski (genre avec bosses et accidents) qu'à un long fleuve tranquille. Il y a des jours où tout va... puis il y a les autres. Ils sont assez nombreux, pour le moment, ceux-là. Les jours où on se lève du pied gauche. Ceux où chaque geste et parole des "autres", cet enfer, nous semble déjà être une agression. Les jours où on n'a pas envie de sortir de chez soi - et pourtant, rester les uns sur les autres, ça ne va pas non plus...

Malgré le fait que tout aille bien, c'est vrai que j'ai un peu du mal, ces jours-ci. J'ai le "grognat", comme disait ma mère. Et ce grognat est en train de gagner tout le monde... mea culpa.

Que faire quand tout va bien, et que pourtant rien ne va?

On commence déjà par écrire un p'tit billet, histoire de partager avec d'autres, histoire de se rassurer qu'on n'est pas la seule à grogner sans savoir pourquoi.

(Verlaine l'avait déjà dit, mais plus joliment: "C'est bien la pire peine de ne savoir pourquoi/ Sans raison et sans haine, mon cœur a tant de peine").

Puis on essaie de se faire du bien. Pour moi, ça va être profiter de mes 3000 pétales chez une marque de soins bien connue, et m'offrir un soin visage et/ou corps à je ne sais plus combien de pourcent. Faut juste que je prenne le téléphone pour le rendez-vous... Peut-être un gros gâteau au chocolat? Ce sera pour ce week-end: on a déjà trop de trucs à manger ici, et je tiens à une bonne gestion des stocks.

C'est peut-être là, l'origine de cette "langueur qui pénètre mon cœur" (oui, je tiens à montrer que j'ai - un peu - des lettres, et alors???): une fois de plus, je veux tout gérer, tout contrôler, que tout soit "parfait" (MON parfait, bien sûr, qui serait sûrement vu comme le summum de la barakitude par d'autres!), que tout soit "à ma manière", et comme je vis avec des gens, des vrais gens, pas des gens sur papier, ben parfois (souvent? tout le temps?) ça foire.

Il va donc falloir que je revois ma maîtrise du "lâcher prise"... oh quelle phrase contradictoire! Oh, comme elle m'illustre bien!

Et pourtant, à l'origine, je me situerais plutôt dans les "bobos", càd ici les "bordéliques bohèmes", plutôt que dans les rigides fées du logis! Serait-ce là le couac, l'origine du pli dans mes humeurs? C'est bien possible: la dernière fois que je me suis sentie heureuse à avoir envie de chanter toute seule dans le bus (d'ailleurs je l'ai peut-être fait), c'était un jour où il faisait beau (bon, ça, on ne peut pas y faire grand-chose!), et que nous avions décidé d'en profiter. J'étais de corvée "réunion de parents" mais je n'avais qu'un seul rendez-vous, donc je me suis littéralement SAUVEE de l'école, quasi en courant, pour aller rejoindre ma famille qui m'attendait dans le jardin, Monsieur au barbecue et les enfants sur le trampoline. Petite bière spéciale, odeurs délicieuses, et surtout, pas ce stress du temps, toujours, tout le temps...

Voilà la clé: profiter du moment, sans toujours avoir l'œil sur la montre. Pas toujours évident, surtout avec la petite dernière qui a encore énormément besoin de ses heures de sommeil. Mais ça vaut la peine! Après tout, ce soir-là, le fait d'avoir pu, malgré l'heure un peu plus tardive, jouer jusqu'au repas et reporter la douche après, a paru aux enfants presque un cadeau! (aaaah, tu vois, ami Ricoré, quand tu veux!!!).

Alors... en attendant que ce sale traître (l'ami Ricoré, donc, qui, depuis, nous a bien méchamment désertés!) ne nous revienne avec son pain et ses croissants, je vais essayer de positiver. De lâcher prise (merde, je croyais que j'avais appris, ça! Hé ben non, dans tes dents, ma fille!). D'accepter que je ne suis pas parfaite. Et... de me racheter une nouvelle robe. Puis de boire de la bière, un peu, de temps en temps. Quand je bois une bière le soir (une spéciale, et justement, une, sinon après je m'écroule), c'est que je lâche prise, puisque en général je ne suis plus bonne à grand-chose d'efficace, après.

Va juste falloir faire gaffe à ne pas devenir alcoolique avant d'avoir appris!

 Hé ben non, ça c'est pas moi! Moi, pour le moment, ça serait plutôt ceci:

 Déjantée, moi???

 

 

27/01/2014

La minute scato

Oui, ok, la semaine commence fort... mais quand on est mère de famille, c'est peu dire que d'affirmer qu'on se retrouve assez souvent dans la m... au sens "propre" comme au sens figuré, d'ailleurs.

Ce lieu dit d'aisance est souvent vu comme une pomme de discorde dans la famille Tartines: parfois, en rentrant de l'école, c'est la bagarre pour être le premier à se soulager - cela en dit long sur l'état éternel des toilettes d'école, mais bon, je ne vais pas rouvrir le débat... juste glisser que chez nous, sur cinq, nous sommes quatre à y passer nos journées, à l'école... Z'imaginez, quoi!

Autre problème récurrent avec nos trois hommes ici: les gouttes. Contrairement à la plupart de mes congénères, l'histoire de la planche relevée m'importe peu. Oui, c'est simple pour le mec de la rabaisser après... mais pour moi aussi! Donc NON, je ne râle pas tout le temps sur tout! Par contre, lorsque je dois m'asseoir sur l'averse du mec d'avant moi, j'ai plutôt tendance à voir rouge (heu, jaune, plutôt, hi hi hi...). D'ailleurs nos fils ont désormais "leurs" toilettes, jusqu'à ce qu'ils puissent les utiliser comme des gens civilisés.

Par contre, jusqu'il y a peu, nous n'avions jamais tout à fait réussi à résoudre les problèmes plutôt... olfactifs liés à une certaine utilisation intensive de ces lieux ô combien intimes... sauf justement lorsque toute la maisonnée est témoin de vos méfaits! Les sprays vendus en supermarché ne faisant, à notre avis, que d'ajouter une touche écoeurante à l'odeur présente (les gens ne savent-ils pas que la vanille, par exemple, se mélange très, très mal avec le..., la... enfin, vous m'avez comprise?), nous avions fini, en désespoir de cause, par obliger notre deuxième fils à ne plus fréquenter que les toilettes du haut, munies d'une fenêtre qui s'ouvre. Je n'ai jamais compris comment une si mignonne petite chose pouvait faire des trucs aussi immondes, mais passons...

C'est alors qu'IL est entré dans nos vies, et que tout a changé... Tadam...

(et non, ceci n'est pas un article sponsorisé! Je devrais p't-êt', d'ailleurs...)

Cette petite bouteille a changé nos vies. Ok, ce n'est pas a priori un spray uniquement pour toilettes, mais ça marche AUSSI là-dedans, même après le passage répété de trois enfants après une journée d'école! C'est aux huiles essentielles, ça neutralise les odeurs, ça désinfecte, et l'odeur qui en sort est un mélange d'eucalyptus, de girofle, de cannelle et de plein d'autres choses qui sentent bon et qui ENLEVENT ce qui traîne, plutôt que de s'y ajouter.

C'est vrai que la bouteille est un peu chère (environ 20 euros, je pense, pour la "grande" bouteille), mais nous avons acheté la nôtre en août, et elle est encore plus qu'à moitié remplie. Donc même 60 euros par an pour vivre autrement que dans des odeurs monstrueuses... ben oui, je veux bien.

Et, n'étant pas radin, je partage ma trouvaille avec vous...

Voilà, c'était ma pensée philosophique du lundi après-midi.

17:19 Écrit par Catherine dans La tartine picnic | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vie à cinq, la maison |  Facebook |